RubriqueABrac

Il y a 1 personne(s) en visite à Madison !

 

 

 

Petite leçon d'anglais impertinente :

Yummy! = Miam !

crap = Apres consultations des autorités compétentes, crap se situe à mi-chemin entre shit et poop, ce qui devrait approximativement se traduire par crotte.

Holy Cow ! = Je ne connaissais pas cette Sainte, mais elle est drôlement célèbre par ici ;p

I don't give a shit = Je m'en fous

Redneck = le beauf local, qui vient du Sud et parle pas correctement (?!)

That's Awesome! = exclamation pour tout ce qui est bien, beau, hors du commun, fantastique, merveilleux, tout ce qu'on t'envie, tout ce dont on rêve et aussi quand tu sais pas quoi dire (exemple : Je suis montée dans une limousine hier. Réponse : Oh! That's awesome !)

piss off = je crois que c'est un verbe, au contraire de awsome, c'est quand on est bien embêté, décontenancé, ou extrêment énervé (exemple : La limousine est tombée en panne au bout de deux mètres : I am pissed off!)

I'm like = ça c'est pour décrire ses réactions, à prononcer en faisant une mimique(exemple : Nicole mange du jambon reconstitué et mis en conserve. I'm like 'Huuuu' !)

Oh my Gosh ! = Oh my God !

junkfood = toute la nourriture que nous envions aux Américains, bien grasse, pleine de colorants et autres truc chimiques. Ex : cette espèce de réglisse rouge qui est censée avoir goût à la fraise mais qui à plutôt goût à savon et sent le médoc, le jambon en conserve, les chips, les sodas et j'en passe...

a chick = une poulette (eh oui! les référentiels sont les mêmes qu'en France ...)

 

 

Samedi 24 septembre 2005

Schooner Beach

Après notre escapade dans la tourbière, nous décidons de faire le sentier de Schooner Cove, qui nous mènera à la plage du même nom. Le sentier est très agréable, comparable à tous ceux dont j’ai parlé jusqu’à présent. Je ne sais pas pourquoi nous n’avons pas pris de photo sur les passerelles de bois.  Sans doute étions-nous pressés d’arriver à la plage ! Sous un grand ciel bleu sans nuage, nous nous contentons d’admirer le paysage :

Chouchou et Loulou font du camping sauvage :p

Sur la plage, nous assistons en fait à une drôle de scène de ménage. A quelques mètres au-delà du rivage, se dresse une île ‘déserte’ (à part peut-être quelques ours, qui sait …). A marée basse, elle doit être complètement accessible, mais ce n’est pas encore vraiment le cas en cette fin d’après-midi. Arrive bientôt un couple d’amoureux. Elle a les cheveux rouges et la mine boudeuse, il a l’esprit aventureux et borné. Pendant que Mademoiselle s’installe sur la plage, Monsieur fait un petit baluchon de sa serviette, et entame sa traversée. L’eau lui arrive presque à la taille et il manque de faire tomber son précieux baluchon, mais patauge gaiement jusqu’à l’île. Robinson pose son barda et fait signe à sa compagne de le rejoindre. Mais celle-ci n’a pas vraiment envie de se mouiller. Si l’escapade sur l’île était prévue depuis longtemps, elle ne l’était que d’un côté… En un aller-retour, Robinson tente de convaincre sa belle de le suivre. ‘Une île déserte ! Et regarde comme c’est facile, l’eau est à peine froide !’ (je ne fais qu’imaginer les paroles bien sûr). Toujours pas décidée, croisant les bras, elle boude ostensiblement et rumine sa colère. Elle sur la plage, Lui sur son île, il y a de l’eau dans le gaz… Quand il revient auprès d’elle, pour la convaincre à nouveau, c’est le drame. Une furie rouge de colère gesticule en tout sens, criant sûrement qu’elle ne veut pas se mouiller ‘et puis d’abord crétin, t’as laissé toutes les affaires sur l’île comment on fait maintenant ? moi j’y vais pas !’. Jouant à shooter dans le sable, Il ne l’écoute même plus.

Finalement, il faut bien se rendre à l’évidence : toutes les affaires sont déjà sur l’île. En avançant à reculons, Elle finit par se mettre à l’eau. S’ensuit une scène ‘typiquement féminine’ ( :p) où, réalisant qu’elle a mouillé tout le jean qu’elle n’avait pas remonté, Elle s’élance dans l’eau rageusement, remuant le plus d’eau possible, comme pour montrer à son ami combien tout ceci est déplaisant. Allez, tout ce petit discours vaut bien une photo :

Ah l’amour !             

Par LN, c'est caustique ! - Publié dans : Vancouver Island
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Samedi 24 septembre 2005

Photo: Université du Wisconsin - Madison

Bizarre ...

Les bus affichent GO BADGERS, les étudiants portent leur T-shirt rouge de Bucky ou bien 'Ann Arbor is a whore', les voitures ont sorti des petits drapeaux rouges, des hurlements enthousiastes qui retentissent au-dehors ...

Serais-je en train de rater un événement important ?

 

 

 

 

 

Par LN, reporter pas sportif - Publié dans : BlaBla
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Vendredi 23 septembre 2005

1.

Il faisait orage ce soir là, quand j’ai rencontré Papi La Frite. Je le reconnus tout de suite, malgré la foule qui s’était amassée sur le quai dans l’espoir improbable que la tempête faiblisse et qu’un train, enfin, quitte la gare. Il s’était assis sur un petit banc de bois, et avait relevé le col de son vieil imper pour se protéger du vent. Il fixait d’un air morne un petit écran d’affichage sur lequel toute une colonne de « retard indéterminé » clignotait. Il était exactement comme je l’imaginais, sans âge et portant malgré tout la marque du temps sur son visage. Sa barbe en bataille, qui semblait ne pas avoir été coupée depuis des lustres, parvenait à peine à camoufler de profondes balafres.

Me frayant un chemin parmi les voyageurs impatients, je m’approchai de lui avec la ferme intention d’entendre son histoire. Comme s’il avait perçu mon intention, Papi La Frite détourna son regard de l’écran et se mit à me dévisager. J’eus un mouvement de recul… Son vieux béret de marin, ses godillots râpés et sa bouffarde vermoulue, vestiges de ses errances passées, dégageaient une telle odeur que j’en eus un haut-le-coeur.

« On en a bien pour tout’ la nuit à attendre avec c’te sal’té d’temps, hein, p’tit gars ? »

Sa voix me surprit, je l’imaginais plutôt rauque et sèche même, malgré l’accent, elle était chaude et profonde.

« Je, euh…, je pense en effet », balbutiai-je, le rouge me montant aux joues. Mon malaise physique se dissipait peu à peu mais face à cet homme si énigmatique, la mission que l’on m’avait confiée commençait à me paraître irréalisable. En me focalisant sur mon objectif et l’entraînement de ces deux dernières années, je chassai toute pensée négative, puis m’assis près de lui pour entamer la discussion.

« Tu veux s’voir si mon histoire est vraie, pas vrai p’tit gars » me devança-t-il.

«  Par où allons-nous commencer ?  demandai-je, de but en blanc.

_ C’est y une question ça ? Par le d’but, vindieu, c’te sacrée histoire est ben trop compliquée et m’est avis qu’elle dur’ra jusqu’à c’que le jour se lève.

_ Eh bien, les gens racontent au village, qu’après la tempête de 1978, vous êtes rentré au port comme un miraculé et que vous cachez un trésor dans votre cahute.

_ C’te rumeur stupide de trésor m’a valu la visite de p’tits malins plus d’une fois… mais y z’ont jamais rien trouvé parc’ qui y’a rien à trouver tiens !

Je pensais bien qu’il était sincère mais mon intuition me disait qu’il y avait autre chose, quelque chose de magnifique et de terrible à la fois. Je me résignai donc à écouter son histoire, même si passer la nuit à écouter cet étrange personnage et à déchiffrer son accent à couper au couteau ne m’enchantait guère.

_ C’te nuit là, la tempêt’ nous avait rendu tous fadas en mer, ça c’ben vrai. C’qui nous a le plus foutu la trouille c’est qu’avaient des éclairs tout plein mais que nous on était dans l’noir complet. Et pis, la Belle, elle arrêtait pas d’grogner. Nous, dans l’noir, on n’y voyait fichtre rien mais c’te bête, comment dir’, on aurait dit qu’elle voyait des choses terrifiantes. Et pis l’rafiot, i’tanguait tel’ment qu’on avait ben l’bide en vrac… Une tempête pas ‘rdinaire qu’c’était… au bout d’un m’ment on a com’cé  à entendre d’drôles de bruits qui v’naient d’la coque du navire.

Tout à notre discussion, nous nous avancions vers le quai. Un train enfin venait d’apparaître sur les voies et dans le brouhaha de la foule, j’avais du mal à suivre les paroles de mon acolyte.

Sans prévenir, Papi la Frite agrippa mon bras d’une poigne étonnamment solide et plongea son regard bleu océan dans le mien :

_ J’sais pourquoi tu veux s’voir tout ça, mais dis-leur que c’te histoire ils vont l’apprendre pour une seule raison : c’est qu’c’est toi qu’est venu me voir. Réfléchis bien et si tu veux toujours connaître la vérité, rejoins-moi dans une semaine à l’embarcadère.

Là-dessus, Papi la Frite s’engouffra dans le wagon et le train démarra aussitôt, me laissant seul sur le quai, terrifié à l’idée d’annoncer mon échec à mes commanditaires…

 

Ce texte est la propriété exclusive de Mathilde, Hélène, Adeline et Cécile.

Par Madeleine Adélice - Publié dans : Cadavres Exquis
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Vendredi 23 septembre 2005

Je fais une petite pause sur Vancouver Island pour vous présenter Madeleine Adélice. Madeleine est un peu schizo et s'amuse à écrire des histoires. Son rêve : devenir la prochaine J.K Rowling (bon, y'a encore du boulot :p ). Madeleine a quatre personnalités, toutes charmantes :

La première s'appelle Adeline et vit dans un monde à mi-chemin entre SF et Fantasy, entourées de tous ses amis mangas. Elle se balade à dos de Totoro et jette des parfums de sort.

La seconde s'appelle Cécile, mais elle a du être Misery dans une autre vie. Le monde de Cécile est peuplé de couteaux pointus et de planchers qui grincent.

Mathilde est la troisième face de Madeleine Adélice. C'est une conteuse qui sait ménager son suspense. Elle vit dans Neverland avec ceux qui n'ont pas grandis.

La petite dernière habitante de l'esprit de Madeleine, c'est moi.

Madeleine Adélice a décidé de publier ses histoires sur mon blog. N'hésitez pas à lui laisser des commentaires, elle adore ça !!! La première des ces histoires s'appelle Papi La Frite. De temps en temps sortira un nouveau chapitre, surtout si vous êtes impatients de connaître la suite !

Chaque personnalité souffle tour à tour une phrase à Madeleine. Vous pourrez vous amuser à deviner laquelle ;o)

Bonne lecture et les amitiés de Madeleine :o)

Par LN - Publié dans : Cadavres Exquis
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Vendredi 23 septembre 2005

Aïe ! Je crois bien que j’ai fait de la publicité mensongère en racontant que mercredi a été la seule journée inoubliable … En fait, il y en a eu deux :p Aujourd’hui, je vous emmène en balade dans le Pacific Rim avec Pierre et moi.

Le Pacific Rim est une réserve de parc national et s’étire, pour le secteur de Long Beach, de Tofino à Ucluelet. Avec une succession de plages, toutes plus belles les unes que les autres et de nombreux sentiers, il est possible d’y passer toute la journée.

Sentier de la Rain Forest

La forêt humide tempérée s’étendait autrefois sur toute l’île de Vancouver et il n’en reste aujourd’hui que des vestiges, dont ce petit bout de terre, à travers lequel s’étend un parcours d’environ 2 km. A l’entrée, des panneaux nous expliquent les ravages de la déforestation. Aujourd’hui, même si la forêt reprend ses droits, les jeunes arbres que nous apercevons à l’orée du sentier sont encore bien fragiles. Voici la jeune forêt qui n’a encore rien à voir avec la forêt humide dans laquelle nous pénétrons ensuite :

Nous marchons sur un chemin de planches, qui évite d’abîmer le sol et de déranger la nature. En voilà une bonne idée ! Et puis, il est aussi bon de ne pas trop s’en écarter pour ne pas tomber nez à nez avec un ours ou un couguar, qui vivent en liberté dans la réserve…

A présent que j’écris ces lignes, deux impressions me reviennent, très fortes, palpables. La première est le chant des arbres qui grincent au-dessus de nos têtes, lorsque le vent joue avec les branches. Seul bruit dans cette forêt si calme, où les oiseaux troublent rarement le silence. On aurait pu presque imaginer les arbres chuchoter entre eux. Quant à ma seconde impression, je crois que j’ai pu la capturer. Ce sont les jeux de lumière dans les feuilles, la mousse, dans l’eau ensanglantée par les cèdres rouges. Petit album photo :

Wickaninnish Beach

La plage de Wickaninnish nous entraîne dans un autre univers. Battue pas les vents, elle est jonchée de centaines de troncs que la mer et le soleil ont blanchi. Les vagues gonflées d’écumes échouent à vive allure sur la plage. Rien à voir avec la plage de notre camping !

La plage est le point de départ du Wickaninnish Trail et du sentier de South Beach, mais nous apprenons que ceux-ci ont été fermés à cause de la présence d’ours. Dépités, nous choisissons une autre promenade, qui nous entraîne dans la tourbière de pins tordus.

La forêt de brocolis géants

La tourbière est appelée ainsi à cause des pins qui, à cause du manque d’éléments nutritifs se sont déformés. Je vous cite les explications du petit livret donné à l’entrée du sentier :

Les tourbières se trouvent dans des régions froides et humides, autrefois recouvertes par les glaciers. Le sol y est mal drainé, acide et couvert d’un épais tapis de mousse aux couleurs multiples, que l’on appelle la sphaigne.’ En effet, une épaisse couche de glace couvrait le secteur, il y a plus de 12 000 ans. En se retirant, la glace a laissé beaucoup de sable et de gravier, puis elle a été remplacée par une forêt d’épinettes de Sitka. Petit à petit, le sol a été saturé en eau de pluie, à cause des minéraux et matières végétales qui se sont mélangés à la glaise et ont empêché l’eau de s’écouler. Il y a 400 ans, la sphaigne a envahi la forêt, qui a succombé à l’augmentation de l’acidité du sol. Les pins tordus en sont les survivants.

Un monde minuscule s'ouvre à nous dans la tourbière :

Je ne résiste pas à vous montrer encore quelques photos :o)

Par LN - Publié dans : Vancouver Island
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Deux coups de coeur :

Visitez le blog d'Aurélie, une maman très courageuse, dont le petit garçon a été victime d'une leucémie et du GvH. Pour en savoir plus sur ces maladies, et parce c'est important d'en parler autour de vous :

http://jeremy.espoir.over-blog.com/

Et dans un tout autre registre, voici le blog de Chrystelle, journaliste de 25 ans à peine, qui raconte son séjour au Pérou :

http://cbarbier.blog.lemonde.fr/cbarbier/

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